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Lexique de la Maison

Les mots que nous employons pour penser, travailler et parler. Chacun désigne une décision concrète.

Tsohar

L'ouverture ou la pierre de l'arche. La pierre de lumière contenue, intérieure, précieuse. Nom de la Maison.

L'arc

Une courbe ouverte, jamais fermée en cercle. Forme fondamentale de la grammaire Tsohar. Relie deux points sans les enfermer.

Le berceau

Le creux qui reçoit la pierre. Ouvert par en dessous pour laisser passer la lumière. Signature technique invisible de la Maison.

Le point

L'unité minimale. Une pierre seule, très petite, placée à l'endroit exact. Permet à la Maison d'être grave sans être lourde.

La face cachée

Le dos d'une pièce, travaillé avec le même soin que la face visible. Elle est le vrai visage de la Maison, connu seulement de celle qui porte.

L'apparition conditionnelle

La lumière ne se montre pas toujours. Elle apparaît selon l'angle, le mouvement, le regard. La pièce révèle ce qu'elle contient à celui qui sait regarder.

Le récipient

La monture, l'or, le lieu matériel qui accueille la pierre. La lumière ne vient pas de la pierre seule : elle vient de la manière dont elle est tenue.

Le plein/vide

Rapport constant dans chaque pièce. La matière n'occupe jamais plus des deux tiers du volume perçu. Le vide est un composant dessiné.

Le satiné

État de surface profond, obtenu à la main, qui retient la lumière. Réservé aux faces principales.

Le poli

État de surface brillant, réservé exclusivement aux arêtes et aux transitions. La lumière vient donc des bords, jamais du centre.

Le degré de liberté

Un seul mouvement autorisé par pièce : un pendant qui pivote, un anneau qui coulisse. Ce mouvement distingue le bijou porté du bijou posé.

La pièce de transmission

Objet conçu pour être remis. Berceau visible, pierre de taille ancienne, dos ouvert. L'écrin doit pouvoir porter deux dates.