L'atelier

Deux mains, douze exemplaires

La série est volontairement courte : non pour la rareté commerciale, mais parce que la qualité de charnière et d'ouverture de dos exigée ne se délègue pas au-delà d'un atelier de deux mains.

Établi de joaillier avec outils à main et arc d'or en cours de façonnage

Les six gestes

I

Le berceau d'abord

Le lieu qui accueillera la pierre est construit avant la pierre. La monture n'enferme pas : elle tient.

II

Le satin à la main

Aucune surface n'est sablée. Le satin est obtenu à la main, direction par direction, pour que la lumière glisse au lieu de rebondir.

III

Le poli différencié

Le poli est réservé aux arêtes internes, invisibles au repos. Il travaille pour la pierre, jamais pour l'œil.

IV

Le dos ouvert

La lumière traverse la pierre par-dessous et se dépose sur la peau. Un dos fermé serait un renoncement.

V

La charnière juste

Sur les pièces longues, tout se joue dans le profil et l'articulation. Une charnière mal ajustée disqualifie la pièce entière.

VI

Le numéro et la date

Chaque pièce est numérotée et datée à la main, à l'intérieur, là où seul le porteur la lira.

Les matières

Or 18 carats satiné

Structure

Satin obtenu à la main, jamais au sable. Le poli est réservé aux seules arêtes internes, invisibles au repos.
Diamants de taille ancienne

Lumière

Tailles récupérées et retaillées a minima. Une pierre imparfaite qui a déjà vécu est préférée à une pierre neuve calibrée.
Cristal de roche

Passage

Utilisé en fond de berceau sur trois pièces, pour diffuser la lumière au lieu de la réfléchir.
Opale Welo

Instabilité

Une seule pièce l'accueille. La Maison accepte une matière qui change d'avis selon l'heure.
Cuir tanné végétal

Écrin

Sans logo estampé. Une simple ligne arquée en creux, et l'espace pour deux dates.